Alors que des centaines de milliers de travailleur.se.s, étudiant.e.s, lycéen.ne.s, chômeur.se.s, précaires, retraité.e.s, se mobilisent contre le projet de loi Travail depuis plusieurs mois, que 74% des français – tous sondages confondus – rejettent toujours cette réforme, et que le gouvernement n’a pas trouvé de majorité à l’Assemblée nationale sur ce projet, les seules réponses de ce dernier se résument en trois mots : 49.3, intimidation et répression.

Dans un contexte d’état d’urgence prolongé, l ’heure est à la criminalisation du mouvement social. Une heure qui nous semble déjà bien longue sur Amiens : après les procès des 9 de la Confédération paysanne ou des 8 de Goodyear, voilà qu’une quinzaine de nos camarades – dont de nombreux jeunes militant.e.s – font face à des menaces de sanctions ou sont déjà condamné.e.s à des peines sans proportion avec la réalité des faits.

Ainsi, nous, citoyen.ne.s, organisations politiques, syndicales, associatives et citoyennes rassemblé.e.s en Comité de soutien interluttes, restons solidaires de ces militants malgré le passage en force de la loi.

Pour nos camarades mis.e.s en cause, contextes, raisons et modes d’actions diffèrent, mais leurs situations convergent : une mise sous pression juridique, pour laquelle nous ne pouvons qu’exprimer notre profond désaccord. Le gouvernement et son entêtement sont les seuls responsables des situations actuelles.

C’est pourquoi, nous organisons un concert afin de poursuivre notre travail de soutien symbolique, juridique et financier auprès des militant.e.s mis.e.s en cause.

L’Etat et le MEDEF attaquent nos droits et enterrent nos avenirs : ce sont eux les casseurs !

Tract pour le concert du 24 septembre

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